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mercredi 3 mars 2010 — Dernier ajout vendredi 5 mars 2010

Vendredi de la 3e semaine de Carême

« Mon commandement, c’est de vous aimer comme je vous ai aimés. »

Os. 14, 2-10 Ps. 80 Mc. 12, 28b-34

« Mon commandement, c’est de vous aimer comme je vous ai aimés ».

L’amour de Dieu et l’amour des frères sont une même réalité. En ce milieu du temps de carême, nous réajustons notre marche vers Pâques. Les promesses de Dieu dans la première lecture sont pour nous : « Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme le lis, il étendra ses racines comme les arbres du Liban. Ses jeunes pousses vont grandir, sa parure sera comme celle de l’olivier, son parfum comme celui de la forêt du Liban ». Le désir de Dieu est que la communauté humaine fleurisse et développe en chacun de nous un cœur profond, aimant de plus en plus. Nous comprenons l’intervention du scribe de l’Evangile qui se trouve devant plus de 600 prescriptions dans la Loi à observer ! Comment s’y retrouver ? Ce scribe s’avance vers Jésus et lui demande : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui répondit : Voici le premier :

« Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est l’unique, tu l’aimeras de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. » Ce premier commandement va s’agrémenter d’un second pour ne plus faire qu’un seul commandement. Jésus continue : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » L’amour de Dieu et l’amour des frères est le même amour. Non seulement il part de la même source, mais c’est le même amour. Marc donne à cet entretien un aspect très positif : Quel est donc le premier commandement ? Que faut-il faire pour refleurir comme le désert ? Cette parole est très actuelle que ce soit au niveau mondial, dans l’Église, dans la communauté ou la famille. Jésus opère une très grande révolution. Le commandement de l’amour est un, voilà la grande nouveauté :

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Jésus fait l’unité de ces deux commandements qui n’en font plus qu’un. « Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe a très bien compris : « Fort bien Maître, tu as raison de dire que Dieu est l’unique, qu’il n’y en a pas d’autre, qu’il faut l’aimer et aimer son prochain comme soi-même. » En aimant mon frère et en aimant Dieu, je glorifie le Dieu d’amour dans lequel je veux me trouver sans cesse. Nous approchons de Pâques et nous savons que Jésus va encore modifier ce commandement : « Mon commandement, » dira-t-il : « Mon commandement, c’est de vous aimer comme je vous ai aimés. » Nous n’avons plus qu’à regarder Jésus et entrer dans cet amour fou qu’il a ouvert pour nous. Dans son Sacrifice sur la Croix, Jésus désormais prend tout dans son cœur et nous ouvre alors un chemin royal, le chemin de l’amour.

Nous savons combien cet amour n’est pas facile à réaliser. Nous demandons que l’Esprit Saint nous soit donné pour que nous puissions aimer comme Jésus lui-même nous a aimés.