Jeudi 13 octobre 2011 — Dernier ajout mercredi 21 novembre 2012

l’église de Hautefontaine Enregistrer au format PDF

L église de Hautefontaine
L église de Hautefontaine

Village d’Hautefontaine

Ce village du soissonnais est niché aux creux d’un vallon qui donne dans le ru de Vandy, petit affluent de rive droite de l’aisne. Il conserve plusieurs maisons à pignons scalaires, typiques de la région, et en particulier, l’ancienne maison d’audience (1689) récemment restaurée. L’encadrement de ses fenêtres en léger bossage et en harpe, et une corniche, décorée de triglyphes courant à la base de la toiture, soulignent la qualité de la contruction. une tourelle, coiffée d’une coupole de pierre, flanque au sud-est du bâtiment.

Quelques mètres plus loin se dresse l’église Saint Simeon , qui a gardé son chœur à cinq pans du XIIe siècle, mais dont la nef et la tour du clocher qui se trouvent à l’ouest ont été refaites au XVIe siècle. Cette dernière est couronnée d’une belle flèche octogonale en pierre.

L’interieur de la tour-clocher (étages aveugles) et le mur du cimetière avec ses fenêtres de tir et, à un angle, les arrachements d’une ancienne tourelle, sont de bons exemples des fortifications villageoises des XVIe et XVIIe siècles. On pénètre dans l’édifice par un portail situé au sud du clocher, daté de 1514. La nef très spacieuse, aux grandes arcades supportées par des colonnes cylindriques, a été voûtée au XVIe siècle. Elle est eclairée uniquement par les fenêtres flamboyantes des bas-côtés.

A noter parmi le mobilier, les trois retables des XVII et XVIIIe siècles. Celui du maître-autel est décoré d’une grande toile représentant Saint Dominique et Sainte Catherine recevant le rosaire de la Vierge. Les fonts baptismaux, en bois, datent du XVIIIe siècle. Hautefontaine fut aurtrefois une propriété royale et probablement une dépendance de l’ancienne maison de Cuise. Louis VIII donna la seigneurie en 1224 à Robert III, comte de Dreux et de Braine, surnommé Gatebled, avec celle de Bonneuil-en-Valois, en échange d’une rente de cinquante muids de blé ; elle resta longtemps dans la maison de Dreux.

Elle était possédée sous Louis XIV par la maison de Brion, à laquelle le roi avait accordé le droit exclusif de faire aller des coches sur les rivières d’Oise et d’Aisne. Le Marquis de Brion vendit le 23 février 1764, moyennant six cent soixante quinze mille livres, à Charles Edouard de Rothe, lieutenant général, cette seigneurie qui comprenait des terres de Montigny-Langrain, Banru, Taunnières, saint-Crépin, Courtieux, Jaulzy, Martimont, Clamecy, Croutoy, Mortefontaine, et le fief de Warsy à Chelle. Le château fort ancien fut reconstruit dans les dernières années qui précédèrent 1789 par la Comptesse de Dillon, nièce de l’archevêque de Narbonne. La cure, dédiée à saint-Firmin, était, comme bien d’autres, dans le patronage du chapitre cathédral.

L’église a gardé son chœur à cinq pans du XIIe siècle, mais dont la nef et la tour du clocher qui se trouvent à l’ouest ont été refaites au XVIe siècle. Cette dernière est couronnée d’une belle flèche octogonale en pierre. L’interieur de la tour-clocher (étages aveugles) et le mur du cimetière avec ses fenêtres de tir et, à un angle, les arrachements d’une ancienne tourelle, sont de bons exemples des fortifications villageoises des XVIe et XVIIe siècles. On pénètre dans l’édifice par un portail situé au sud du clocher, daté de 1514. La nef très spacieuse, aux grandes arcades supportées par des colonnes cylindriques, a été voûtée au XVIe siècle. Elle est eclairée uniquement par les fenêtres flamboyantes des bas-côtés. A noter parmi le mobilier, les trois retables des XVII et XVIIIe siècles. Celui du maître-autel est décoré d’une grande toile représentant Saint Dominique et Sainte Catherine recevant le rosaire de la Vierge.

Les fonts baptismaux, en bois, datent du XVIIIe siècle. La commune a reçu la croix de guerre 1914/18.

François LEBEE