Jeudi 13 octobre 2011 — Dernier ajout vendredi 4 septembre 2015

L’église de Saint-Crépin-Aux-Bois Enregistrer au format PDF

L église de Saint Crépin aux Bois
L église de Saint Crépin aux Bois

Saints Crépin et Crépinien (+285)

Venus de Rome, ils se firent cordonniers pour mieux annoncer l’Évangile : ils chaussaient gratis les pauvres et les riches ne connaissaient pas de meilleures chaussures. Tous, ils s’attardaient avec plaisir pour entendre parler du Christ. Les Français les disent avoir vécu dans la région de Soissons. Les Anglais les font vivre dans le Kent. Shakespeare en fait la louange dans « Henri V » et dans « Jules César ». Mais tous s’accordent à dire qu’ils donnèrent le témoignage du martyre. Leur « Passion » précise même que leurs bourreaux coupèrent leur peau en lanières. Avec eux, nous fêtons saint Rufin et saint Valère, qui, eux, choisirent d’être gardiens de greniers à blé, afin de parler plus facilement avec les paysans des alentours. Ils donnèrent aussi le témoignage suprême de la foi.

"En réparant les semelles (soles), les cordonniers peuvent convertir les âmes (souls)." (Shakespeare dans « Jules César »)

"Il nous a créés par sa force. Il nous a cherchés par sa faiblesse." (Saint Augustin) François LEBEE


27 octobre 2001 Fête des 500 ans de l’église de Saint Crépin-aux-Bois

Cet exemplaire est celui de :

Petite notice en guise de préambule …

L’ensemble des textes et des photos ci-dessous est extrait de …

  • 1. - La brochure éditée par la mairie de Saint Crépin et qui résume l’ensemble de la fête des 500 ans.
  • 2 .- D’une notice tirée d’un texte de Bernard Ancien (+), société historique de Soissons.
  • 3.- D’une transcription du texte dit par les maçons, écrit par Jean-Charles Béjot et Charles Gogolewski
  • 4.- De la copie des articles publiés dans le journal paroissial ’Le Guetteur’ à l’occasion de cet évènement.
  • 5.- D’un essai sur la datation de la construction de l’église par Denis Rolland, président de la société historique de Soissons.
  • 6.- Une bibliographie.

… et pour commencer un extrait d’une lettre écrite en décembre 2001 à l’un de mes cousins …et au ’lecteur bénévole’ comme aurait dit ce cher François Rabelais …

… Vous trouverez ci-dessous et à la suite différents petits textes que j’ai écrit sur Saint Crépin aux Bois et la construction d’une église. Ensuite des explications et des réponses que le Maître d’œuvre, votre humble serviteur et Andréas, son élève, donnaient au cours de la fête des 500 ans de l’église.

… J’espère que vous aurez autant de plaisir à le lire que j’en ai eu à l’écrire. De toutes les choses dont je parle je n’ai rien inventé, je me suis contenté d’adapter le récit aux circonstances et j’ai donc largement pioché dans les textes que je connais et qui sont à ma disposition. Il n’y a qu’une chose que j’ai ’inventé’, c’est la collation avant le départ de la procession pour la Dédicace de l’église. Pour bien la faire ils ne pouvaient qu’avoir le ventre plein, et, à cette époque, je ne pense pas qu’ils vivaient le jeûne eucharistique que nous avons connu …

PCPC 8 juillet 2013.

1.- … De la brochure éditée par la mairie …

Nous, habitants de Saint Crépin aux Bois, avons décidé de fêter les 500 ans de notre église. L’idée est tancée en mai part Michel Debargue, acceptée par Jutes Thiry, notre maire, et le conseil municipal. Le projet est présenté aux villageois pour être médité pendant tes vacances. L’été se passe. Nous nous retrouvons en septembre. Sous la houlette de Roland de Moncassin, les idées s’accumulent, le groupe des participants s’étoffe, les répétitions s’enchaînent. Jean-Jacques N’Quyen est l’organisateur du spectacle et notre metteur en scène. Annie Lajous écrit tes dialogues. Marie-Claude Bailloul nous apprend a danser. Fabio Alessandri sera l’esprit de Crépin et le fil rouge du spectacle.

Enfin, Jean-Pierre Levert se chargera du banquet, pour lequel chacun aura préparé un pain ou gâteau.

Nous sommes te 21 octobre 2001 : ta fête peut commencer ! Caroline Commelin.

2.- Notice écrite par Bernard Ancien (+) à la fin des années 1960 à Charles Béjot (+). Il était à l’époque. Président de la Société Historique de SOISSONS. "Saint Crépin-aux-Bois a toujours eu comme seigneurs ceux d’Offémont. En somme, le château des seigneurs de Saint Crépin était Offémont.

Je ne trouverai rien de mieux pour Saint Crépin que de reprendre les blasons des anciens seigneurs, les Nesle-Offémont et Montmorency, ’qui d’ailleurs tiennent une si grande place dans la grande histoire. C’est du temps de ceux-ci que furent bâtis le château, l’église et même Sainte-Croix.

Par simplification du blason on peut « partir », c’est à dire couper à la ver­ticale chacun de ces blasons et les réunir pour n’en faire qu’un, cela s’est toujours fait. Ainsi on trouverait ces deux blasons, soutenus par Saint Crépin et Saint Crépinien comme on les voit vêtus aux statues de l’église, les saints placés sur une ter­rasse de verdure dont l’horizon supporte les bois (la forêt).

Ce serait un ensemble qui « parlerait » : anciens seigneurs : les parrains de Saint Crépin-aux-Bois. Ce blason se décrit ainsi : « Blason parti, en dextre de gueules (rouge) au bar adossé d’or, le tout semé de trèfles d’or : à senestre. d’or à la demie croix de gueules cantonné de huit alérions, deux et deux, d’azur. » ’

3.-Fête de l’église paroissiale : intervention du maçon et de son assistant.

Scène d’explication de ta construction de l’église.

Je me présente : Jossequin de la Vallée, je suis né à Béthisy ou j’ai commencé à travailler. Le premier chantier sur lequel je suis allé c’était l’église, du XII" siècle en transformation, mais je n’ai pas eu la patience d’attendre la fin des travaux, il fallait que je bouge si je voulais apprendre. Depuis ion certain temps on m’appelle Jossequin de Meaux car un jour j’ai accepté de réparer quelques malfaçons et entrepris quelques modifications à la cathédrale Saint Etienne de cette ville. Je suis accompagné d’Andréas, c’est l’un des petits fils de Jacob Schafer, l’un des maîtres d’œuvre de la cathédrale de Strasbourg, qui m’avait pris dans son équipe autrefois, en qualité d’imagier, de tailleur de pierre et m’avait fait façon­ner quelques chapiteaux. Je n’oublie jamais que j’ai été apprenti, c’est pour cela qu’ Andréas m’accompagne et les explications qu’il va nous donner sont le signe de la rans­mission de notre savoir". On m’a souvent posé la question de l’orientation des églises, je vais essayer de répondre : pratiquement toutes les églises sont orientées, cela veut dire qu’elles ont le chœur tourné vers l’est. Pourquoi ? On peut dire : l’orient c’est le signe du soleil levant qui représente le Christ ; c’est le désir d’attirer l’attention des fidèles sut- Jérusalem. C’est peut-être un vestige du culte du soleil. Andréas, parle nous de la croisée d’ogive

"Les nervures qui soutiennent la voûte sont fermées par une pierre cen­trale appelée « clef de voûte ». Cet ensemble s’appelle « croisée d’ogive ». Ce sont ces nervures qui transmettent les poids de l’édifice et les forces de traction et de compres­sion dans les fondations en passant par les piliers. Entre les nervures les pierres de remplissage sont les « pendants ». Les autres arcs participants à la solidité de l’édifice sont les « formerets » pour ceux qui vont dans le sens de la nef et au périmètre et les « doubleaux » pour ceux qui sont en travers de celle-ci." « Les fenêtres en ogives, que nous voyons ici, transmettent également les forces et le poids dans les fondations, permettant de créer des ouvertures pour laisser pénétrer la lumière. » « La mise en œuvre de la voûte fait à l’aide de coffrages de bois et d’étalements bien spécifiques, » . « La jonction des pierres entre elles se fait à l’aide d’un mortier composé de chaux, c’est un calcaire ayant subi une cuisson auquel on ajoute du sable ou du sablon et de l’eau. » " La charpente : c’est la partie cachée de l’édifice, on ne la voit pratiquement jamais, elle se trouve entre les voûtes et la couverture. Ici, elle est magnifique, on dirait que c’est la forêt qui est descendue là. C’est une structure éta­blie à partir d’assemblages mettant en œuvre les principes de la triangulation et qui de ce fait est indéformable. Les grecs ne la connaissaient pas, ce sont les romains qui les premiers ont vulgarisé cette technique ; 1’ont-ils inventée ou 1’ont-ils empruntée à l’un des nombreux peuples qu’ils ont colonisé ? Les constructeurs du Moyen âge ont gardé cette tradition, l’ont amélioré et nous utilisons encore aujourd’hui ces méthodes ancestrales à cause de la qualité, de la simplicité, de la perfection du résultat obtenu tant dout 1’immédiat que pour la durée du bâtiment.

Une pendule à Salomon : Pour apprendre à se servir du compas, outil de base du compagnon, on peut tracer des angles, des arcs de cercle pour les baies, les voûtes, un escalier, la charpente ; des figures : un triangle, un carré, un rectangle, un pentagone, un hexagone, et ce n’est que le début ; utiïser des rapports : » pi, le nombre d’or … faire des reports …. et en même temps c’est une sorte de penser bête où sont répertoriés les signes, les marques qui nous permettront à nous maçons et charpentiers d’assembler, dans le bon sens et le bon ordre, les pièces qu’un autre aura façonnées pour nous. Le maçon lira les signes du tailleur de pierre et le charpentier les marques de son gâcheur, qui chacun à leur manière auront travaillé à la préparation de ces pièces, bois ou pierre, sur des épures tracées, grandeur nature, sur J0un sol ou un plancher bien dressés. Et il se rappelera : le franc à gauche, la contremarque à droite, le sens des lits, la première, la troisième, le parement … Grosso modo, je pense avoir répondu à ce que vous souhaitiez les enfants ont préparé quelques questions …

Jossequin de Meaux, maître d’œuvre de la construction de l’église (Jean-Charles Béjot de Rethondes. D’où vient la pierre ? C’est une bonne question. La plus grande partie de Saint Crépin-aux-Bois : pour les fondations on a pris une bonne partie de ce qui restait apparent de la « Vieille église » que l’on a com­plété avec de la pierre de la carrière à ciel ouvert de « La vieille église » et de la pierre que l’on a été chercher du côté de « Briançon ». Pour la construction on a choisi de la pierre au « Fonds Thomas » et à la « Carrière des Moines » pour ne pas surcharger de travail une carrière au dépend de l’autre. Certaines pierres sont très pigmentées, colo­rées et me font penser qu’on a pu les faire venir de la carrière de « Grisette ». Ce qu’il y a de certain aussi, c’est que pour les travaux fins, de sculpture, d’ornementation, pour les clefs, les nervures, la pierre a été apportée de Saint Leu d’Esserent ou de cette région par la rivière, c’est très courant à cette époque. Et le port de débarque­ment est au Erancport, en face du site appelé aujourd’hui le « Port aux étapes », à cela deux raisons : un peu en amont de cet endroit, là ou se trouve l’île Morel, il y a un obstacle naturel difficile à passer la plupart du temps, avant que la rivière ne soit canalisée. Le parcours entre ce lieu et Saint Crépin est à peine plus long, moins d’un quart de lieue, un petit kilomètre, qu’entre l’Aisne à Rethondes et Saint Crépin et la route est plutôt moins accidentée, quand on a des bœufs ou des chevaux pour tirer les charges cela compte. Pour leur retour vers Saint Leu on chargeait les bateaux de bois de chauffage ou de bois d’œuvre. On pouvait éventuellement faire des échanges de pierre. Les moyens de transport étaient utilisés et rentabilisés au maximum, ce n’est pas un problème particulier h notre époque.

  • Combien de temps a duré la construction ? Ce n’est pas une tonne question. On ne peut pas répondre, on ne peut faire que des comparaisons : vous voyez l’Hôtel de ville de Compiègne ? Il a été terminé, on le sait, en 1512, c’est donc à peu de choses près notre époque. Voilà ce que je peux dire : en 1499, à cause des besoins de locaux pour la ville qui s’agrandit, les responsables décident cette cons­truction, à cet emplacement, celui que nous connaissons, on a commencé des études, fait des appels d’offres … fin 1504 on commence à passer des marchés avec des carriers et des transporteurs, début 1505 on démolit les ruines qui encombrent le terrain, on com­mence les fondations, le travail se poursuit : maçonnerie, charpente, couverture, dal­lages … et l’on se retrouve à inaugurer ce bâtiment en octobre 1512.
  • D’où venaient les tuiles pour le toit ? Vraisemblablement de la forêt proche de Saint Léger-aux-Bois. Dans cette région de la forêt de Laigue que l’on appelle « Les fosses » on a retrouvé de grandes exca­vations pour tirer de la glaise et à proximité des restes importants de « Tegula » la tuile gallo-romaine. Il n’y a donc aucune raison pour- qu’au XVIe siècle on n’ait pas continué à extraire de l’argile, à la façonner et à la cuire sur place et à la transporter ensuite jusqu’au chantier. Entre Saint Léger et Saint Crépin la route est relativement peu ac­cidentée, il y a 6 ou 7 kms à vol d’oiseau. On pourrait penser à une fabrication sur Trosly-Rreui1, il y a aussi des fosses d’argile, mais il faut traverser la rivière, il n’y a pas de ponts, que des barques, cela demande beaucoup de manutentions. Il faut entre 55 et 60 000 tuiles plates pour couvrir l’édifice. A l’époque une tuile plate pe­sait entre deux kilos et deux kilos cinq.
  • Combien de gens ont été employés à la construction ? Ca, c’est la pire des questions, elle n’a pas de réponse, comment voulez- vous savoir ? Je ne réponds pas. Je vais essayer, malgré, tout, de vous donner quelques éléments : Nous avons le Maître d’œuvre qui n’est pas toujours la, il a pris des engage­ments sur d’autres chantiers et c’est son assistant qui assure le bon déroulement et l’en­chaînement des travaux. Après la mise en place des fondations qui a demandé beaucoup de monde, des bras surtout, que l’on a trouvé en faisant des corvées, des réquisitions peut-être. On a fait venir des maçons, trois ou quatre équipes qui sont composées d’un maçon, et de deux bons manœuvres à toutes mains et qui se font aider par les corvées tournantes, composées de gens qui ont décidé de donner un jour par semaine à la construction, de ceux qui ont décidé de donner dix jours d’un coup, de ceux que leur curé a envoyé faire pénitence « x » jours au service du chantier, des gens de passage et qui pour un casse-croûte et une nuit à l’abri ont donné une journée de leur pèlerinage … Et de ceux aussi qui habitent dans le coin et n’ont pas de boulot et qui acceptent de travailler à la journée pour 3 ou 4 sous et qui n’aiment pas trop les bénévoles, les pénitents et. les pèlerins qui viennent, en quelque sorte, leur retirer le pain de la bouche. Puis ce sont les charpentiers, une ou deux équipes, aidés, là aussi, par des gens du village et des alentours. Pour les couvreurs il en sera de même. On aura aussi besoin de professionnels pour le choix du bois, pour les différents traçages et façonnages : les bois de coffrage, d’étalement, d’échafaudage, de charpente, de couver­ture. Un siècle plus tôt les scieurs de long étaient payés 7 sous la paire. Et il y a tous ceux que l’on ne verra jamais sur le chantier, les emplois induits, comme on dit maintenant, les carriers, les tailleurs de pierre en carrière, les transporteurs, les mariniers, les cantonniers, parce qu’il faut entretenir régulièrement les routes, sans oublier l’aubergiste dont cet afflux soudain de personnes a fait gonfler le chiffre d’affaire et qui a dû embaucher, et le maréchal ferrant pour les chevaux, le forgeron pour les outils et les chariots, les cultivateurs qui en période creuse se louent à la journée avec leurs chars, leurs tombereaux et leurs animaux … Imaginez un chantier vu ou visité par Rrueggel …. Et j’ajouterai qu’à cette époque les églises de Saint Léger-aux-Bois, Bitry, Tracy-le-Mont, Rethondes et sûrement quelques autres dans la proche région ont été réparées, agrandies, transformées. Pour le nombre de gens, peut-on savoir si pour une même quantité de tra­vail rendu, il y a eu une personne pendant une saison ou deux personnes pendant une demie saison ? ========================================================= 4.- Les textes qui suivent ont été rédigés par Jean-Charles Béjot, à la demande du Père Dec1ercq, curé de Vieux Moulin, Rethondes et Saint Crépin, pour le journal paroissial « Le Guetteur » le premier paru fin août 2001. Il y a 500 ans … une église à Saint Crépin :

En 1501 cela fait pratiquement 70 ans que la guerre de 100-ans est terminée. Notre région est très éprouvée et il faut 50 ans pour s’en remettre. Maintenant on peut faire des projets : construire un nouveau lieu pour la rencontre et la prière, la « Vieille Eglise », à l’entrée sud de Saint Crépin, a été brûlée et on ne recons­truira pas au même endroit.. Le Seigneur d’Offémont et la communauté des villageois établissent donc un projet qu’ils soumettent à leur Evêque (celui de Soissons) sachant qu’un lieu de culte paroissial était financé ainsi : le chœur par le diocèse et la nef par la fabrique (section financière, en quelque sorte) de la paroisse. Tout est en place. On peut commencer, on a déjà le terrain et des « pionniers » (terrassiers) qui font le nivellement. On plante l’édifice : pourquoi ces grandes di­mensions, on ne sait pas, on a tracé et repéré les mesures intérieures et extérieures et certaines ont un rapport direct ou plus lointain avec le nombre d’Or (proportion utilisée par des constructeurs et des artistes), comme beaucoup de bâtiments de l’épo­que. Nous n’avons aucun texte, tentons de « lire » sur place comment ça s’est passé. Cette lecture se fait à pied et il faut souvent revenir sur ses pas. On a profité d’un jour de fête, très tôt en saison, pour poser la première pierre, cela suppose, probablement, que toute la fondation a été faite l’année pré­cédente : le terrain n’est pas bien fameux ici, il vaut mieux être prévoyant et lais­ser l’hiver faire son œuvre de gel, dégel, regel, dégel … pour assurer une bonne assise, la première pierre est posée dans le chœur, d’abord parce que c’est 1’Evêque qui paie cette partie de la construction, mais aussi c’est la plus petite, la plus facile à protéger, à isoler, à fermer, si l’on doit faire un office on pour­ra y rassembler la Communauté, jusqu’à ce que la nef soit terminée. Et la construction proprement dite démarre. Cela fait un moment déjà que l’on rassemble du matériel et des matériaux, ce sera long. Il faudra beaucoup de persévé­rance au coordinateur du chantier pour mener à bien sa tâche, il y aura des ruptures dans le financement et l’approvisionnement, mais à la fin on obtiendra, à peu de choses près, ce que l’on voit aujourd’hui. On peut, avant de clore, recenser les intervenants sur le chantier : sur place une équipe composée du Seigneur’ d’Offémont ou de son représentant, un membre de la commission épiscopale, désigné par 1’Evêque, quelques villageois. Ils ont embauché un Maître d’œuvre assisté d’un clerc qui sera chargé du suivi du chantier et de la ré­daction d’un journal et de toutes les opérations qui lui sont déléguées. Les gens travaillent par petites équipes. Dans un premier temps ils aménagent les chemins, probablement celui qui va à la Carrière des Moines, à Offémont, mais aussi celui qui va jusqu’à la rivière, à Rethondes, peut être même jusqu’au Francport, à cause des difficultés de navigation. Et puis sont venus les « spécialistes » qui trouveront sur place la main d’œuvre nécessaire aux manipulations, ceux-ci sont cul­tivateurs ou journaliers, ils se sont, engagés à donner, ou on leur a demandé ou imposé de donner des jours ouvrables pendant la période du Mercredi des Cendres (vers la mi- mars) à la Saint Martin (11 novembre) par exemple. On a des corvées pour des actions ponctuelles, puis les premières livraisons : un chaufournier livre de la chaux, dif­férents voituriers et charretiers du sablon, arrive une partie de la pierre de taille, pré-façonnée, des maçons, un plâtrier, un mortel lier expert en dosages du mortier, suivant sa destination, quelques manœuvres, un charpentier, un serrurier, un chaudronnier, un huchier, on dirait aujourd’hui un menuisier d’ameublement, des scieurs de long, ils vont par paire, bien sûr, et ont une spécialité : façonnage de bois de coffrage, d’étalement, de charpente … des couvreurs … et aussi un fondeur, pour la cloche, mais chut ! Ceci est une autre histoire … A la Saint Jean d’été.

Il y a 500 ans … Une église à Saint Crépin

Nous sommes aujourd’hui, ou presque … Il y a quelques jours … à l’occasion de la fête des saints Crépin et Crépinien … Il fait nuit. Des hommes, des femmes et des enfants, portant des flambeaux, convergent, par toutes les tues, vers l’église. Ces gens sont habillés comme ils auraient pu l’être au début du XVI° siècle, chacun suivant la condition dans laquelle il se voit vivre à cette époque. On peut trouver sur place, un complément d’habillement. , Et l’on nous accueille, un crieur nous parle de notre village en 1501 et soudain on entend des chevaux, la cloche sonne, arrivent l’Evêque de Soissons et le Prieur de Sainte Croix, le Seigneur d’Offémont et son épouse. Des jeunes présentent une ma­quette de l’église telle qu’elle s’élèvera en ces lieux, tout le monde admire l’audace du projet. Nous voyons les maçons oeuvrant, à leur tâche, nous entendons les bruits du chantier. Des enfants nous offrent un divertissement, des poèmes et des cahnts de la Renaissance : Villon, Rutebeuf … Deux musiciens lient les tableaux avec des mélodies de l’époque. Puis arrivent Andréas et le Maître d’œuvre. Ils parlent à tour de rôle de la voûte, des arcs, de la pierre, de la durée du chantier … Le Seigneur d’Offémont revient et il nous dit. les souffrances de ce bâtiment à cause des guerres, et il nous parle de la patience, de la ténacité, de la volonté, de la persévérance de ceux qui, depuis ces cinquante dernières années, ont su nous rendre vivant ce monument. On sort de l’église et une longue farandole s’organise avant d’aller partager le pain que chacun a apporté. Merci pour ce signe et ce gage d’espérance.

27 octobre 2001. A la Saint Crépin.

Nous sommes 40 ans plus tard … Cet après-midi, jour des Saints Crépin et Crépinien, nous allons bénir le bâti­ment et procéder à la cérémonie que l’on appelle la « Dédicace ». Naturellement le Père Evêque sera là et nous aurons autour de lui les Pères Abbés d’Ourscamp, de Saint Médard de Soissons et du monastère de Saint Pierre en Chastres, les prieurs de Sainte Claire, de Sainte Croix, de Rethondes, deux représentants du monastère de la Bonne Maison du Francport, et presque tous les curés des alentours : Rethondes, Saint Léger, Berneuil, Attichy, Tracy-le Mont, Vic-sur-Aisne, sans oublier le Seigneur d’Offémont et son épouse, les seigneurs de Rethondes et Choisy et les responsables civils des communes voisines. Pour la dédicace il faut que l’on puisse tourner facilement autour du bâtiment, on a donc approprié les abords et aménagé un chemin avec du sablon. On a préparé, sur la place et sur le périmètre, des feux qui seront allumés au début de la cérémonie et servi­ront à éclairer le parcours. Dans l’église aucun meuble, aucun banc n’est disposé, nous sommes sur le dallage nu, recouvert de cendres à certains endroits. L’autel est prêt, les cinq croix de bénédiction y ont été gravées. Sur le périmètre intérieur, à hauteur de tête d’homme, ont été scellés, de loin en loin, douze chandeliers de fer ornés d’une croix, avec leur chandelle. Il est 5 heures après midi, (au soleil, le 25 octobre, il fait presque nuit) tous les invités sont arrivés. Une collation a été préparée, la cérémonie va être longue et il faut qu’elle puisse être menée dans de bonnes conditions, avec des gens en forme. Et l’on s’apprête, on se rassemble, on organise la procession sur la place, devant l’église dont la porte est fermée : derrière une grande croix suivie des reliques, elles sont dans les bagages habituels du Père Evêque, il les apporte toujours avec lui lorsqu’il se rend à une dédicace. Et. se rangent les personalités religieuses habillées de blanc, puis les personalités civiles et les gens du village, les enfants devant, puis les femmes, puis les hommes. Il fait sombre, les feux sont allumés, la procession se met en route, on chante des cantiques, on fait trois fois le tour- de l’édifice, et. à chaque tour l’Evêque bénit les murs ; en passant devant la grand porte il donne un coup de crosse dans celle-ci. Au troisième tour la porte s’ouvre, et le célébrant entre en disant : « Paix à cette maison, à ceux qui y entrent, à ceux qui en sortent, alléluia ! » II est suivi de quelques prêtres, de deux servants, d’un maçon et de son aide, ils vont jusqu’à l’autel et se prosternent pour prier. Pendant ce temps le reste de l’assemblée, dehors, continue à chanter des cantiques et des psaumes. L’Evêque se relève avec ses assistants, avec l’extrémité de la crosse il trace dans le chœur les lettres alpha et oméga, le commencement et la fin, puis en diagonale, dans le nef, dans un sens, toutes les lettres de l’alphabet grec et dans l’autre toutes les lettres de l’alphabet latin. Puis il bénit l’autel et avec le Saint Chrême, l’huile des baptisés, il trace les cinq croix gravées dans la pierre, en invoquant le Créateur tout puissant, GrarWi Architecte de l’Univers … qu’il accorde la durée et la solidité à cette maison … qu’il en éloi­gne les mauvais génies et y fasse descendre les anges de la paix. Et la petite proces­sion fait trois fois le tour intérieur en bénissant et aspergeant largement les murs. Puis l’officiant se place au milieu de la croix de Saint André, les diagonales tracées en lettres, la rencontre des alphabets, et il répond de l’eau bénite, en forme de croix, en direction des quatre points cardinaux, en priant le Saint Esprit de descendre sur ­cette maison … La cérémonie n’est, pas terminée, la foule, présente dehors, entre en chantant le « Magnificat. », fait le tour de la nef, de gauche à droite, et remonte par l’allée cen­trale, se partage dans les côtés, s’assoit par terre pendant que les clercs préparent la messe. Ce sera une grand messe, très solennelle, comme jamais ce bâtiment n’en reverra. On commence par une prière tirée de la Bible, du livre de la Genèse (28.17) qui dit ceci : « C’est, un lieu terrible que celui-ci, c’est la Maison de Dieu et la porte du Ciel, et on l’appellera le Palais de Dieu … » La messe se poursuit, on y chante deux grandes préfaces, comme dans la cérémonie du samedi Saint et quand tout est fini on chante encore et toujours des cantiques et des psaumes et ça jusqu’au petit matin où une messe basse et une dernière bénédiction des fidèles dispersera 1’assemblée. Tout le monde, bien sûr, n’est pas resté à la fête et plusieurs sont partis se coucher et. ils ne reviendront pas. Une bonne part des gens, cependant, appréciant le caractère exceptionnel de cette cérémonie, encadrés par les clercs, du Père Evêque au plus humble des moines présents, iront se restaurer et se reposer à tour de rôle dans la grange voisine … puis revenir prier … A la Saint Jean d’automne. Nous sommes maintenant. 10 ans plus tard et l’église est terminée. Nous retrouvons pratiquement les mêmes personnages que nous avions laissé dans le bâtiment lors de la cé­rémonie de la dédicace. Nous sommes invités à la bénédiction de la cloche et des vitraux. La cloche a été offerte par les châtelains d’Offémont et de Rethondes et par une quête qui a été faite parmi la population qui tenait beaucoup au retour de cette voix qui allait de nouveau habiter leur vallon. C’était très important, on n’a pas vraiment idée aujourd’hui de ce qu’elle représentait pour la communauté, mais c’était un peu comme un souffle ou une respiration, d’abord elle marquait le temps, les heures, tous les jours, par l’Angélus, matin, midi et soir, en l’entendant on savait où on en était de la journée ; et puis elle sonnait les événements, les décès, à la façon dont, elle tintait on savait si le mort était un homme, une femme, un enfant ; elle sonnait la joie lors des baptêmes et des mariages, de grandes volées ; et puis elle appelait lors de l’accident : le feu, la noyade, et pendant les guerres annonçait l’arrivée des soldats, dans les périodes lourdes d’insécurité, la venue de bandes passant pour piller, rançon­ner, brûler … sans oublier ce pour quoi elle est. principalement faite : appeler les gens aux offices : les messes des dimanches et des jours de fêtes, qui étaient sonnées deux ou trois fois, de demi-heure en demi-heure, les saluts l’après-midi, les vêpres quelquefois. assembler la communauté des habitants chaque fois que cela est néces­saire pour des informations, des recensements, des élections, éventuellement distribuer des secours, partager des aumônes … Et toufcela suivant une sorte de rituel dont, l’oreille arrivait à déchiffrer le code. Etre sonneur était un emploi qui, occupait beaucoup du temps et la disponibilité de celui qui acceptait cette tâche. Il était rémunéré par la Fabrique (Association de gestion laïque des biens paroissiaux que l’on pourrait comparer au conseil économique (paroissial) aujourd’hui) et touchait plus ou moins de pièces, de pourboires que les gens lui donnaient volontiers, quand ils avaient recours à ses services : sonner un baptême, un mariage, des obsèques, sans pour autant être très généreux. Ce jour là, c’est la fête. On a installé la cloche sur un portique pour que tout le monde puisse la voir et l’admirer. Sur le bas de la cloche que l’on appelle la « robe » on peut lire : « Laurens suis nomé par Laurens de Clermont, dame et Ducesse de Monornsi Messire Anthoine Sermoise chevalier seigneur de Villersiaux et vicomte de Tiraulx 1610 ». Laurens de Clermont, c’est Laurence, l’épouse du duc Henri I° de Montmorency, à cette époque elle réside le plus souvent à son château d’Ecouen, mais elle n’oublie pas Offémont et Saint Crépin, elle mourra le 24 septembre 1654 à Ecouen. Messire Anthoine de Sermaise passe le plus clair de son temps à Rethondes où réside sa sœur Hélène, veuve d’Antoine de Rieux, capitaine de la Ligue, célèbre à son époque. Il a occupé le château de Pierrefonds, a pris le titre de comte, tendu des embuscades, pillé, rançonné. Pris par les soldats de Henri IV, échangé puis repris lors d’une embuscade, il est pendu et décapité, sa tête présentée sur une pique à l’entrée de la Porte Chapelle à Compiègne à la mi-mars 1594. Anthoine n’a plus de terres à Sermaise mais il est Seigneur de Villersiaux et vicomte de Tiraulx. Ce sont des terres qui se trouvent dans la région d’Arsy. Il mourra dans sa maison à Rethondes le 15 mars 1635. Les vitraux sont des grisailles, des losanges de ton pastel sur l’ensemble des baies, cependant trois des vitraux du chœur sont pour moitié dessinés et peints comme cela est la mode. Je vais tâcher de décrire ce qu’ils représentent : dans la baie au dessus du maître autel il y deux panneaux, dans celui de gauche est l’image de Notre Seigneur sur la croix et dans celui de droite le personnage de Monseigneur le duc, à genoux, Henri I° de Montmorency, armé de ses armes armoriées. Dans la baie de droite, une image de Sainte Catherine et le personnage de Madame la duchesse, Laurence de Clermont, à genoux, présentée à celle-ci par Sainte Marie Madeleine. Dans la baie de gauche les images de Saint Crépin et Saint Crépinien, chacun avec un apprenti, dont l’un représente le portrait d’Anthoine de Sermaise. Dans le haut de chacun de ces trois vitraux, dans l’ « O », on trouve dans celui du milieu Eve partageant le fruit défendu avec Adam, un serpent entouré autour d’un arbre séparant les deux personnages, dans celui de droite on voit une représentation de l’annonciation et dans celui de gauche de la visitation. Et l’on commence par la bénédiction de la cloche, tout le monde assemblé autour du portique, sur le parvis de l’église où l’on a accueilli les personnalités ou leurs représentants. Du milieu des lectures, des cantiques et des psaumes voici ce que l’on peut retenir de cette cérémonie : le célébrant rappelle : « Voix de Dieu elle convoque les chrétiens à l’assemblée, invite ceux qui ne peuvent venir à s’associer à la prière, manifeste le rassemblement des croyants ; voix du peuple elle fait monter l’acclamation des fidèles et célèbre la louange à laquelle nous invitent les psaumes … » « Les parrains approchez ! Quel nom donnez-vous à cette cloche ? » « LAURENS » « Que Laurens chante désormais pour la gloire de Dieu et le service de l’église et des hommes ». Le célébrant après l’avoir bénie la fait tinter trois fois ainsi que les parrains. Et on entre dans l’église en procession en en faisant le tour. En passant devant chaque baie l’officiant l’asperge largement pendant que tous chantent la gloire du Seigneur. On arrive dans le chœur et là, face au vitrail central, à l’image du Christ en croix, le Père Evêque, après un petit moment de silence et de méditation prononce : « Que Dieu notre Père et Jésus Christ Notre Seigneur qui est l’image du Dieu invisible, nous donnent la grâce et la paix ». Après avoir chanté vêpres, chacun ayant pris un instant pour saluer ses amis, retourne à ses occupations tout imprégné qu’il est de ce qu’il vient de voir et d’entendre, sans oublier le pain bénit … la période est difficile, incertaine, il est distribué pour marquer la fête que la communauté a souhaité solennelle mais empreinte de la rigueur qui marque ce temps.

J. Cébé. A la saint Jean d’hiver.

5.- Essai de datation de l’église de Saint-Crépin-aux-Bois La notice affichée dans l’église indique qu’elle a été construite d’iui seul jet en 1501. Cette date dit Graves (canton d’Attichy p. 103) est inscrite sur un écusson du chœur. Ce millésime résulte d’une erreur de lecture et est à l’origine d’une datation inexacte de l’église, comme je vais essayer de le démontrer.

La date de 1501, indiquée par- Graves au milieu du XIXe siècle résulte d’une erreur de lecture du millésime 1604 selon le schémas suivant : / Chiffre 6 = 6 Chiffre 6 mal lu = S Chiffre 5 style XVle s. = 5

Observations à l ’extérieur

La façade Ouest présente un décor renaissance italianisant qu’on ne rencontre pas dans notre région avant le deuxième quart du XVle siècle. Les fenêtres à remplages de la nef sont en arc plein cintre rarement utilisé à l’époque du gothique flamboyant et très fréquent au XVlIe siècle. Les fenêtres de l’abside montrent très nettement un changement de profil à partir de la naissance des voûtes qui ne se retrouve pas dans les fenêtres murées. La couleur de la pierre est aussi très différente. Cela indique une interruption de travaux Observations à l ’intérieur

Les chapiteaux de l’abside ne sont pas terminés. Ils sont restés à l’état d’épannelage. Un départ d’arc, au nord, contre la façade Ouest, indique un changement de programme dans la construction. La voûte de la nef était prévue moins haute et en ogive. On l’a remplacée par’ une voûte plus haute en anse de panier. Les arcs formerets de la nef, au Nord, présentent des anomalies liées à un changement de programme dans le couvrement de la nef (amorce en aic brisé puis anse de panier). Les dates sur les clefs de voûtes

Je laisse de côté les dates modernes inscrites à l’occasion des différentes restaurations de l’église. Je limite mes commentaires à celles du cœur. Du coté de la nef une clef de voûte indique très nettement « FAICT EN LAN 1604 » avec une inscription périphérique que je n’ai pas réussie à déchiffrer. Du coté du chevet le dispositif de nervure forme un losange aux angles duquel se trouvent des cartouches sur lesquels sont successivement gravés, dans des sens différents : 1000 - 500 - 60 (une rayure altère le 0) - ? (illisible). Les rébus étant très à la mode à la Renaissance, je pense qu’il faut lire la date : 156 ? Donc au plus tard 1565. Nous sommes donc en présence des dates d’achèvement de deux phases de l’église : L’abside et le chœur, traditionnellement financés par l’évêque en 156 ? La nef financée par la paroisse en 1604. Synthèse en forme d’hypothèse.

La construction de l’église est entreprise vers 1550, en tout cas après 1525, style de la façade Ouest, et avant 1569 Le chantier est interrompu par les guerres de religion qui, dans notre région, débutent en 1567 et se terminent en 1595. Le chantier reprend lorsque le calme est revenu et est terminé en 1604. Ambleny le 30 juin 2001, Denis Rolland

6.- Bibliographie : J.F. Blondel « Les logeurs du Bon Dieu » Bd. de l’Ancre M. Cleyet - Michaud « Le nombre d’Or » P.U.F. Que sais-je ? L. Benoist « Le compagnonnage et les métiers » P.U.F "Que sais-je ? H.P. Eydoux « Monuments méconnus » Lib. acad. Perrin 1977. Tome II Guimpe1 « Les bâtisseurs de Cathédrales » Le temps qui court, Seuil E. Lefèvre - Pontalis « L’abbaye du Moncel » à Caen c° Delesques 1906 M. Cailleau « L’Abbaye royale Saint Jean Baptiste du Moncel » Paris 1970 L. Le Floch « Histoire de Cuise-La-Motte »

  • J. d’Orsetti, janvier 1975 : Saint Crépin-aux-Bois l’Eglise, le Prieuré Sainte Croix d’Offémont.
  • J.E. Mermet « Cuise-La-Motte et ses environs » Res universalis 1988 et différents articles et publications. R. Vergés (Béarnais l’Ami du tour de France, Compagnon charpentier des Devoirs de Liberté) « La pendule à Salomon », « Les tours inachevées » etc … M. Vieux « Les secrets des bâtisseurs » R. Laffont 1975 H. Vincenot « Les étoiles de Compostelie » « Glossaire des termes techniques à l’usage des lecteurs de la nuit des temps » 2° édition revue et corrigée par R. Ourcel, Zodiaque 1971 Revue « Lithiques » Pierres de Paris, Créaphis n° 4 1987