Mardi 19 septembre 2017 — Dernier ajout jeudi 21 septembre 2017

-* 23° DIMANCHE TEMPS ORDINAIRE ANNEE : A Enregistrer au format PDF

23 DIM TO AN A

Introduction :

« Laissé à lui-même, l’homme n’est pas en mesure de donner, par ses propres efforts, un sens à l’histoire et aux événements : la vie demeure sans espérance. Seul le Fils de Dieu est en mesure de dissiper les ténèbres et de montrer la route. En effet, seul Jésus est en mesure de révéler et de réaliser le projet de Dieu qu’il contient. »
Cette phrase que je viens de vous citer est tiré de l’Exhortation Apostolique Ecclesia In Europa au n°44 du Pape Saint Jean Paul II du 28 juin 2003. Je vous la relis !
« Laissé à lui-même, l’homme n’est pas en mesure de donner, par ses propres efforts, un sens à l’histoire et aux événements : la vie demeure sans espérance. Seul le Fils de Dieu est en mesure de dissiper les ténèbres et de montrer la route. En effet, seul Jésus est en mesure de révéler et de réaliser le projet de Dieu qu’il contient. »
Les évènements dramatiques survenus aux Antilles Françaises, nous renvoient aux grands cataclysmes vécus par l’humanité tout au long de son histoire qu’ils soient enfouis dans la mémoire des hommes ou relatés avec grand fracas par les médias de notre temps. La Révélation contient elle-même de nombreuses évocations de ces tribulations, à commencer par le déluge, les plaies d’Egypte et bien d’autres encore. Il y a donc fort longtemps que le croyant cherche à la lumière de sa foi à donner sens aux drames dont il est le témoin.
En entrant dans la prière, portons avec ardeur nos frères et ceux qui leurs viennent en aide, que l’Esprit-Saint éclaire le cœur de chacun afin qu’il discerne sa manière propre d’exercer la charité !

Homélie

Saint Jean Paul II 28 juin 2003 Ecclesia In Europa
5. L’Apocalypse nous place devant une parole adressée aux communautés chrétiennes, afin qu’elles sachent interpréter et vivre leur insertion dans l’histoire, avec ses interrogations et ses tribulations, à la lumière de la victoire définitive de l’Agneau immolé et ressuscité. En même temps, nous nous trouvons face à une parole qui engage à vivre en abandonnant la tentation permanente de bâtir la cité des hommes sans tenir compte de Dieu ou même contre lui.
L’Apocalypse contient un encouragement adressé aux croyants : au-delà de toute apparence, et même si l’on n’en voit pas encore les effets, la victoire du Christ est déjà advenue et elle est définitive. Il s’ensuit une tendance à se placer face aux vicissitudes humaines dans une attitude de confiance fondamentale, qui découle de la foi dans le Ressuscité, présent et agissant dans l’histoire.
19. Jésus Christ est notre espérance parce que Lui, le Verbe éternel qui est éternellement dans le sein du Père (cf. Jn 1, 18), nous a aimés au point d’assumer notre nature humaine, excepté le péché, partageant notre vie pour nous sauver. La confession de cette vérité est au cœur même de notre foi. La perte de la vérité sur Jésus Christ ou son incompréhension empêchent de pénétrer dans le mystère même de l’amour de Dieu et de la communion trinitaire.
44. La vision de l’Apocalypse nous parle « d’un Livre en forme de rouleau, écrit à l’intérieur et à l’extérieur, scellé de sept sceaux », tenu « dans la main droite de Celui qui siège sur le Trône céleste » (Ap 5, 1). Ce texte contient le plan créateur et sauveur de Dieu, son projet détaillé sur toute la réalité, sur les personnes, sur les choses, sur les événements. Aucun être créé, terrestre ou céleste, n’est en mesure « d’ouvrir le livre et d’en regarder le texte » (Ap 5, 3), ni d’en comprendre le contenu. Dans la confusion de l’histoire humaine, nul ne sait indiquer la direction et le sens ultime des choses.
Seul Jésus Christ entre en possession du Livre scellé (cf. Ap 5, 6-7) ; Lui seul est « digne de recevoir le Livre scellé et de l’ouvrir » (Ap 5, 9). En effet, seul Jésus est en mesure de révéler et de réaliser le projet de Dieu qu’il contient. Laissé à lui-même, l’homme n’est pas en mesure de donner, par ses propres efforts, un sens à l’histoire et aux événements : la vie demeure sans espérance. Seul le Fils de Dieu est en mesure de dissiper les ténèbres et de montrer la route.
Le Livre ouvert est remis à Jean et, à travers lui, à l’Église entière. Jean est invité à prendre le livre et à le manger : « Va prendre le petit livre ouvert dans la main de l’ange qui se tient debout sur la mer et sur la terre […]. Prends et mange-le » (Ap 10, 8-9). Ce n’est qu’après l’avoir assimilé en profondeur, qu’il pourra le communiquer comme il convient aux autres, à qui il est envoyé avec l’ordre de « parler sur un grand nombre de peuples, de nations, de langues et de rois » (Ap 10, 11).
106. L’Évangile de l’espérance qui résonne dans l’Apocalypse ouvre le cœur à la contemplation de la nouveauté opérée par Dieu : « Alors j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et il n’y avait plus de mer » (Ap 21, 1). C’est Dieu lui-même qui proclame cette nouveauté avec des mots expliquant la vision qui vient d’être décrite : « Voici que je fais toutes choses nouvelles » (Ap 21, 5).
La nouveauté de Dieu – pleinement compréhensible sur l’arrière-plan des choses du passé, faites de larmes, de deuil, d’affliction et de mort (cf. Ap 21, 4) – consiste à sortir de la condition du péché et de ses conséquences, dans laquelle se trouve l’humanité ; c’est le ciel nouveau et la nouvelle terre, la Jérusalem nouvelle, par opposition à un ciel et à une terre ancienne, à un antique ordre des choses et à une Jérusalem vétuste, tourmentée par ses rivalités.
122. L’histoire de l’Église s’accompagne de « signes » qui sont sous les yeux de tous, mais qui demandent à être interprétés. « Voici que je fais toutes choses nouvelles » (Ap 21, 5) – avec la précision qui suit : « Tout est réalisé désormais » (Ap 21, 6). Car Dieu est déjà en train d’agir pour renouveler le monde ; la Pâque de Jésus est déjà la nouveauté de Dieu. Elle fait naître l’Église, elle en anime l’existence, elle renouvelle et transforme l’histoire.

Père Jean Frédéric
Curé modérateur

Paroisse de la Vallée de l’Aisne
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